Ingénierie sociale

Les attaques d’ingénierie sociale exploitent le comportement humain en utilisant un contexte personnel et professionnel soigneusement élaboré afin d’établir une relation de confiance et d’influencer les destinataires pour qu’ils entreprennent des actions susceptibles de mettre les organisations en danger.

Anatomie d’une attaque

De nombreuses cyberattaques commencent par des tactiques d’ingénierie sociale. En recueillant des informations sur les réseaux sociaux, les profils professionnels et d’autres canaux en ligne, les attaquants peuvent personnaliser leurs messages, ce qui les rend plus crédibles et plus efficaces pour exploiter la confiance de leurs victimes.
Early Detection

PHASE 1 : Profiler

Recherche de cibles

Les réseaux cybercriminels organisés sont très sophistiqués : ils exploitent des bases de données marketing, des profils de réseaux sociaux, des archives en ligne et des sites web d’entreprise afin d’identifier et de dresser le profil de leurs cibles.

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PHASE 2 : Personnaliser

Personnalisation de l’attaque

Grâce à des e-mails soigneusement documentés et rédigés par des experts, soutenus par des sites de phishing correspondants, ces escrocs usurpent l’identité d’une personne ou d’une marque de confiance.

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PHASE 3 : Déployer

Envoi d’e-mails

Certaines campagnes feront leurs premières victimes en moins de quatre minutes. D’autres impliqueront un travail de manipulation méticuleux sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de gagner la confiance de cibles professionnelles ou de particuliers sans méfiance.

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PHASE 4 : Convaincre

Manipulation des émotions

Grâce à des messages méticuleusement synchronisés, conçus pour maximiser la tension et exploiter le manque d’assurance des victimes, ces dernières se précipitent pour répondre sans évaluer soigneusement la légitimité de l’expéditeur ou du message.

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PHASE 5 : Piller

Récolte des gains

Les criminels reçoivent et blanchissent des fonds avant de disparaître dans la nature. De même, ils s’infiltrent dans des comptes compromis et en extraient des données et des informations précieuses qui peuvent être monétisées dans le cadre de futures activités criminelles.

Techniques d’ingénierie sociale

Les attaques d’ingénierie sociale reposent sur la tromperie et la manipulation afin d’exploiter la confiance humaine. Voici 12 techniques courantes que toute organisation devrait connaître et contre lesquelles elle devrait se défendre.

Phishing

Le phishing utilise des e-mails, des sites web, des messages ou d’autres communications frauduleux pour inciter les victimes à révéler des informations sensibles, à télécharger des logiciels malveillants ou à entreprendre des actions qui profitent à un attaquant. Ces attaques usurpent souvent l’identité de marques, d’organisations ou de collègues de confiance.

2. Spear phishing

Le spear phishing est une attaque de phishing très ciblée visant une personne ou une organisation spécifique. Les attaquants utilisent des informations personnelles ou professionnelles pour donner aux messages une apparence légitime et augmenter leurs chances de réussite.

3. Whaling

Le whaling cible les dirigeants, les cadres supérieurs et d’autres profils de grande valeur ayant accès à des informations sensibles ou à des systèmes financiers. Ces attaques s’appuient souvent sur des messages personnalisés conçus pour échapper à tout examen approfondi et inciter la victime à agir immédiatement.

4. Tailgating et piggybacking

Le tailgating et le piggybacking sont des techniques physiques d’ingénierie sociale utilisées pour obtenir un accès non autorisé à des zones sécurisées. Les attaquants peuvent suivre des employés autorisés à travers des entrées sécurisées ou les persuader de leur accorder un accès.

5. Baiting

Le baiting exploite la curiosité des victimes ou la promesse d’une récompense. Les attaquants peuvent proposer gratuitement des téléchargements, des cartes-cadeaux, des logiciels ou des clés USB infectées afin d’appâter les victimes et de les amener à compromettre leurs systèmes ou leurs données.

6. Pretexting

Cette technique consiste à créer une histoire crédible ou une fausse identité afin de persuader une victime de partager des informations ou d’effectuer une action. Les attaquants se font souvent passer pour des collègues, des fournisseurs, des représentants du service client ou d’autres personnes de confiance.

7. Vishing

Le vishing, ou phishing vocal, utilise des appels téléphoniques ou des messages vocaux pour manipuler les victimes afin qu’elles divulguent des informations sensibles ou transfèrent de l’argent. Les attaquants se font fréquemment passer pour des banques, des organismes gouvernementaux, des dirigeants ou du personnel d’assistance informatique.

8. Smishing

Le smishing utilise des SMS ou des applications de messagerie pour inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants, à télécharger des logiciels malveillants ou à communiquer des informations personnelles. Ces messages créent souvent un sentiment d’urgence ou d’inquiétude.

9. Quid Pro Quo

Les attaques de type quid pro quo promettent un service, un avantage, ou une assistance en échange d’informations ou d’un accès. Un exemple courant est celui d’un attaquant qui se fait passer pour le support informatique et propose son aide tout en demandant des identifiants ou des informations liées à la sécurité.

10. Compromission de messagerie d’entreprise (BEC)

La compromission de messagerie d’entreprise (BEC) consiste à usurper l’identité de dirigeants, de fournisseurs ou de partenaires de confiance afin de convaincre les employés de transférer des fonds, de modifier des informations de paiement ou de divulguer des données sensibles. Ces attaques font souvent l’objet de recherches minutieuses et sont très convaincantes.

11. Phishing par code QR (quishing)

Le quishing utilise des codes QR malveillants pour diriger les victimes vers des sites web frauduleux ou des téléchargements malveillants. Les codes QR peuvent apparaître dans des e-mails, des SMS, des factures, des affiches ou d’autres communications qui semblent légitimes.

12. Ingénierie sociale par deepfake

L’ingénierie sociale par deepfake utilise des fichiers audio, des vidéos ou des images générés par l’IA pour usurper l’identité de personnes de confiance. Les attaquants peuvent utiliser ces usurpations d’identité réalistes pour autoriser des paiements, contourner les processus de vérification ou manipuler les employés afin qu’ils divulguent des informations sensibles.

L’avantage Fortra

Protection contre les attaques d’ingénierie sociale

Si de nombreuses cyberattaques exploitent des vulnérabilités techniques, les attaques d’ingénierie sociale ciblent les individus en utilisant la tromperie, la confiance et le sentiment d’urgence pour manipuler les comportements. Fortra va au-delà de la sécurité traditionnelle des e-mails en analysant les schémas de communication, les identités et les relations derrière chaque message afin de détecter les activités suspectes et de bloquer les attaques, quelle que soit la tactique employée.

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Data Breach
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Email on phone

Protection contre l’usurpation d’identité

L’usurpation d’identité est au cœur de l’ingénierie sociale et constitue la clé pour inciter les utilisateurs à télécharger des logiciels malveillants, à se connecter à de faux sites web ou à divulguer des informations.

La solution de sécurité de Fortra contre les opérations d’ingénierie sociale détecte les menaces et empêche les tactiques d’usurpation d’identité telles que la falsification du nom d’affichage, le spoofing, les domaines similaires et les messages envoyés depuis des comptes d’expéditeur détournés.

Prévention automatisée de la fraude chez les partenaires et fournisseurs

Parmi les menaces par e-mail les plus dangereuses qui sévissent aujourd’hui, beaucoup commencent par un attaquant qui usurpe l’identité d’un fournisseur, d’un prestataire ou d’un partenaire commercial de confiance. Fortra utilise l’intelligence relationnelle et comportementale pour comprendre les habitudes de communication des organisations, ce qui lui permet de détecter les messages suspects et de prévenir des attaques avancées d’ingénierie sociale, même lorsqu’elles proviennent de sources apparemment fiables.

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group working collaboratively at table

 

 

FAQ sur l’ingénierie sociale

L’ingénierie sociale est une technique de cyberattaque qui repose sur la manipulation, la tromperie et la confiance pour convaincre les victimes de révéler des informations sensibles, d’accorder un accès ou d’effectuer des actions qui profitent à l’attaquant. Plutôt que de tirer parti des vulnérabilités techniques, les attaques d’ingénierie sociale exploitent le comportement humain au moyen de tactiques telles que le phishing, l’usurpation d’identité et le pretexting.

L’ingénierie sociale consiste à manipuler les émotions et le comportement humains plutôt qu’à exploiter des vulnérabilités techniques. Les attaquants utilisent des tactiques telles que la confiance, le sentiment d’urgence, la peur, la curiosité ou l’autorité pour convaincre les victimes de partager des informations sensibles, de cliquer sur des liens malveillants, d’ouvrir des pièces jointes infectées, de transférer des fonds ou d’accorder l’accès à des systèmes.

Les cybercriminels utilisent l’ingénierie sociale, car il est souvent plus facile de manipuler les humains que d’exploiter la technologie. En usurpant l’identité d’une personne ou d’une organisation de confiance, les attaquants peuvent inciter les victimes à partager des informations sensibles, à transférer de l’argent, à cliquer sur des liens malveillants ou à télécharger des logiciels malveillants. Par conséquent, l’ingénierie sociale reste l’un des moyens les plus efficaces d’obtenir un accès non autorisé aux systèmes et aux données.

L’ingénierie sociale demeure l’une des techniques de cyberattaque les plus efficaces, car elle cible les humains, et non la technologie. En usurpant l’identité de personnes de confiance ou en créant un sentiment d’urgence, les attaquants peuvent persuader les utilisateurs de commettre des erreurs coûteuses, même ceux qui sont attentifs à la sécurité.

La meilleure défense contre l’ingénierie sociale est la sensibilisation et l’éducation. Les organisations devraient former régulièrement leurs employés à reconnaître les tactiques courantes d’ingénierie sociale, utiliser des simulations de phishing et d’autres outils d’apprentissage pour favoriser des comportements sûrs, et encourager une culture axée sur la sécurité dans laquelle chacun assume la responsabilité de protéger les informations sensibles.

En comprenant le fonctionnement des attaques d’ingénierie sociale et en restant vigilants face aux demandes suspectes, les individus sont moins susceptibles de se laisser manipuler pour révéler des informations, cliquer sur des liens malveillants ou accorder un accès non autorisé.

 Une simulation de phishing est un exercice de formation en cybersécurité qui teste la manière dont les employés réagissent à des attaques de phishing réalistes dans un environnement sécurisé. Les organisations envoient des e-mails de phishing simulés aux employés afin d’identifier les comportements à risque, de mesurer les niveaux de sensibilisation et de proposer des formations ciblées lorsque les utilisateurs cliquent sur des liens, ouvrent des pièces jointes ou transmettent des informations. 

Les simulations de phishing aident les organisations à renforcer leurs défenses humaines en apprenant aux salariés à reconnaître les tentatives de phishing et à y répondre avant d’être confrontés à une véritable attaque. Combinées à une formation de sensibilisation à la sécurité, ces simulations peuvent réduire les risques liés au facteur humain et améliorer la posture de sécurité globale des organisations.